Santé

Sport : 6 bonnes raisons de s’y mettre

On n’arrête pas de nous le répéter, le sport EST bon pour la santé. Mais en quoi exactement nous fait-il du bien  ? Petit tour d’horizon de ses principales vertus.

Pour la silhouette l’endurance

Pratiqué occasionnellement, le sport ne fait pas maigrir, car en suant on perd de l’eau et des toxines, pas de la graisse. C’est sur la durée qu’il est efficace pour ne pas grossir et, éventuellement, perdre quelques kilos. Mieux vaut faire 5 fois trente minutes de natation, de marche rapide ou de course par semaine que deux heures et demie de tennis le week-end. A contrario, deux heures par jour devant un écran augmentent les risques de surpoids de 25 %.

Pour le cœur le vélo

C’est le sport qui fait le mieux travailler le cœur. Mais ce qu’il faut surtout retenir, c’est que la sédentarité multiplie le risque de maladies cardio-vasculaires par 100. L’activité physique, elle, dope le muscle cardiaque, fait baisser le taux de triglycérides, diminue le mauvais cholestérol (Ldl), augmente le bon (Hdl), et abaisse la tension artérielle. Associé à un régime équilibré, le sport diminue les risques de diabète chez les personnes prédisposées et retarde son apparition chez celles qui ont une glycémie élevée. A défaut de petite reine, la marche soutenue pendant une heure 3 fois par semaine fera l’affaire.

Pour le squelette la musculation

Le sport prévient l’ostéoporose en augmentant la densité osseuse de 20 à 30 %. S’il est préférable de commencer jeune pour renforcer le squelette, les bénéfices sont tangibles même si on démarre à 60 ans  : les chutes sont moins fréquentes. On estime, par exemple, qu’une femme a 40 % de risques en moins de se casser le col du fémur si elle marche quatre heures par semaine. La course ou le renforcement musculaire en salle sont également bénéfiques pour les femmes ménopausées  ; en revanche, les sports sans impact (sans contraction importante des muscles ou sans contrainte sur les os) comme la natation n’ont pas d’effets. Le sport entretient aussi les articulations, mieux nourries par la synovie, sorte de lubrifiant naturel, les cartilages s’usent moins vite et on a moins d’arthrose. A condition d’éviter les sports violents comme le rugby, le tennis ou le foot, qui peuvent provoquer l’effet inverse, tout comme la musculation si elle est pratiquée avant l’âge de 17 ans.

Contre le cancer la marche

Parce qu’il permet de «  décrasser  » l’organisme, l’exercice constitue une bonne arme anticancer. Une étude de l’Inserm a montré que les femmes qui pratiquent un sport quatre heures par semaine diminuent de 40 % le risque d’avoir un cancer du sein. Et celles qui marchent trente minutes par jour 6 fois par semaine en font baisser le risque de récidive de moitié. Des résultats qui peuvent s’expliquer par le fait que le sport limite le surpoids et la production d’œstrogènes, deux facteurs de risque avérés. En favorisant le transit intestinal et en augmentant le taux d’anti­oxydants – qui empêchent l’apparition de cellules cancéreuses –, il diminue aussi le risque de cancer du côlon.

Contre la dépression le jogging

Si l’activité physique ne soigne pas les dépressions sévères ni ne remplace les antidépresseurs quand on en a besoin, en revanche elle favorise le bien-être. Des travaux ont ainsi montré que, plus l’activité est intense, plus le moral remonte. Le jogging est le plus efficace pour chasser les idées noires. Il favorise la production d’endorphines, ces hormones du plaisir générées pendant l’effort, et la sécrétion de sérotonine, dont la carence est liée à la dépression. De quoi retrouver confiance en soi et sourire au bout de trois ou quatre mois.

Contre le vieillissement les haltères

Pas besoin de chirurgie esthétique pour retarder le vieillissement. Une récente étude allemande vient de montrer que, parmi un groupe de quinquas, ceux qui courent toutes les semaines ont des télomères (séquence d’Adn à l’extrémité des chromosomes) plus longs que ceux qui n’ont pas d’activité physique. Leurs cellules meurent donc moins vite. Une étude sur des retraitées canadiennes suivies pendant un an révèle également qu’un «  simple entraînement avec des haltères améliorait rapidement les facultés cognitives  ». Le même constat avait déjà été fait chez des personnes âgées pratiquant la marche et la natation.

 

-  [21.09.10]   Brigitte Bègue /   Florence Quentin

Certificat médical obligatoire

Pour s’inscrire à un sport, il faut fournir un certificat médical. Certaines activités sont contre-indiquées en cas d’asthme, de scoliose, de glaucome, de souffle cardiaque…, d’antécédents familiaux, chirurgicaux ou traumatiques. Après 35 ans chez l’homme et 45 ans chez la femme, un test d’effort peut être préconisé. S’il est recommandé de refaire de l’exercice après un infarctus, il faut d’abord consulter son cardiologue.

Enfants, ados, seniors… à chacun son rythme

Attention à la colonne vertébrale de votre enfant  : mieux vaut lui faire faire du dos crawlé pour muscler son dos, de la danse, du tennis, du ping-pong, du basket, du volley ou de l’équitation que de la gymnastique, qui entraîne des lordoses, du judo ou encore du rugby. A noter  : un enfant asthmatique peut faire du sport, seule la plongée sous-marine est déconseillée.

Les ados ont beau porter des baskets, ils sont pantouflards  : en 2009, ils faisaient deux fois moins de sport que leurs parents au même âge. 16 % des 15-17 ans sont en surpoids, mais 43 % seulement font suffisamment d’exercice.

La reprise d’une activité physique après 60 ans est efficace pour maintenir la mobilité et l’autonomie. La marche est une bonne option. L’aquagym aussi  : dans l’eau, le corps est plus léger, ce qui permet de travailler sa souplesse sans forcer et d’éviter les courbatures. Le tai-chi et le yoga sont également adaptés aux seniors. Le premier améliore la coordination et la stabilité, le second booste la respiration et tonifie les muscles en profondeur.

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