Lorraine-Luxembourg
Statut unique pour les soins des retraités transfrontaliers
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Le syndicat chrétien luxembourgeois Lcgb (Letzebuerger Chreschdeche Gewerkschafts Bond) et la Cfdt ont obtenu un accord entre la France et le Luxembourg qui prévoit la possibilité pour tout retraité ayant effectué la totalité ou une partie de sa carrière au Luxembourg de s’y faire soigner. Peu importe son pays de résidence. Concrètement, le retraité doit demander une carte de sécurité sociale européenne à sa caisse primaire d’assurance-maladie française et remplir un formulaire au sein de l’organisme de sécurité sociale luxembourgeois, qui le remboursera selon les barèmes en vigueur dans le pays. «  Notre objectif aujourd’hui est de mettre en place le tiers payant   », explique Marcel Amps, secrétaire général adjoint de l’Union régionale des retraités Cfdt.
Le nouveau cheval de bataille des deux syndicats, c’est de supprimer le prélèvement automatique de 31  euros sur la pension des travailleurs frontaliers. Ce prélèvement est effectué par l’Etat luxembourgeois pour financer la Chambre des salariés Luxembourg (Csl). Celle-ci est née, à la suite de la décision de donner un statut unique à tous les salariés du secteur privé et du secteur public, de la fusion de la Chambre de travail et de la Chambre des employés privés. «  Il est anormal de réclamer 31  euros à tous les pensionnés, même à ceux qui ont également travaillé en France  », poursuit François Mentz, membre de la Lcgb
[01.02.10]
Céline Lutz