Tabac : les pauvres fument plus et sont moins sensibles aux campagnes de prévention

Viva *

Les personnes socialement défavorisées et/ou moins éduquées sont les plus touchées par le tabagisme indique une étude de l'Observatoire régional de la santé Provence-Alpes-Côte-d'Azur rapportée par le Point.

Faite sur la base des enquêtes menées par l'Inpes par téléphone entre 2000 et 2008, l'étude suit la « trajectoire tabagique » de trois groupes, selon les âges et les catégories professionnelles.

Chez les cadres et les professions intellectuelles, la prévalence du tabac a baissé entre 200 et 2003, passant de 36 % à 27 % avant de se stabiliser à 28 % en 2008.

Chez les ouvriers ayant un emploi, la proportion de fumeurs a mis plus longtemps à baisser, passant de 45 % en 2000 à 37 % en 2005. Elle est même remontée à 43 % en 2008.
La proportion de fumeurs dans le groupe des chômeurs a baissé beaucoup plus faiblement entre 2000 (44 %) et 2003 (40 %) avant de remonter à 49 % en 2008, bien plus qu'au début de l'enquête.

Les écarts sont aussi importants si l'on considère le niveau d'étude : 35 % des diplômés universitaires fumaient en 2000 et seulement 26 % en 2005. Pour les personnes les moins diplômées, les chiffres sont de 45 % en 2000 et 39 % en 2005.

Se penchant sur le coût de cette dépendance, l'Ors estime qu'en 2000 les 10 % de fumeurs les plus pauvres consacraient 25 % de leurs revenus à l'achat de cigarettes et 31 % en 2005 !
Plus inquiétant encore, l'Ors Paca estime que les campagnes de prévention touchent plus difficilement les publics en difficulté. Les auteurs de l'étude estiment donc qu'il faut mener des campagnes anti-tabac ciblées pour ces publics en difficulté.

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