jeudi 9 février 2012
A l’initiative de la Cgt, le cabinet médical Sncf de Nancy faisait grève le 24 septembre dernier. Un mouvement qui s’inscrit dans un contexte national tendu. L’annonce de l’abandon de la médecine de soins dans les cabinets médicaux dans le cadre du nouveau plan médical Sncf pour les années 2009-2013 « est un nouveau coup porté à notre système de santé, et donc aux cheminots, qui ne disposeraient plus d’un accès global à toutes les dimensions de la médecine à proximité de leur lieu de travail », dénonce Didier Le Reste, secrétaire général de la fédération Cgt des cheminots.
A Nancy, les salariés dénoncent la dégradation des conditions de travail des personnels paramédicaux et administratifs. Avec les départs à la retraite non remplacés des médecins comme des infirmières, le cabinet travaille à flux tendu. « Près de 3000 agents relèvent du service médical de Nancy, et nous constatons de plus en plus de cas de souffrance au travail. Or nous n’avons pas le temps de faire de la prévention », dénonce Isabelle Leriche, infirmière. Avec une moyenne de 22 visites par jour, les infirmières ont la sensation « de faire de l’abattage plutôt que du soin ».
Une pétition dénonçant l’hémorragie de personnel au centre médical de Nancy a déjà recueilli plus de 300 signatures de cheminots.
[01.02.10]
Céline Lutz
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