Un Plan national contre les résidus de médicaments dans les eaux
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Chantal Jouanno, secrétaire d’Etat chargée de l’Ecologie, a installé en début de semaine le comité de pilotage du Plan national sur les résidus de médicaments dans les eaux (PNRM).
Il regroupera des chercheurs, des professionnels de santé, des associations (professionnels, usagers, malades, de défense de l’environnement), et des industriels.
En parallèle, un comité scientifique va être créé pour apporter les expertises nécessaires.
« Améliorer la connaissance et réduire les risques liés aux rejets de médicaments de l’environnement » était l’un des engagements pris lors du Grenelle de l’environnement.
Le PNRM devra donc mettre au point un plan de travail, proposer des actions et en suivre les effets.
Deux axes de travail ont été définis :
- Un état des lieux : l’évaluation des risques environnementaux et sanitaires, l’état des milieux, l’exposition aux résidus de médicaments et leurs effets sur l’environnement et la santé ;
- la mise en place de stratégies pour réduire les sources de pollution et renforcer la surveillance.
Résidus d’antibiotiques, d’anxiolytiques, de produits anticancéreux sont de plus en plus souvent rejetés dans l’environnement – via les les selles et les urines des patients, par exemple – et finissent par contaminer les milieux aquatiques, y compris les eaux souterraines. On en trouve des traces dans l’eau potable.
Or ce sont des produits chimiques très divers, biologiquement actifs, présents dans notre environnement sans qu’on en mesure très bien les effets et les risques pour la santé.
Déjà, des populations de faune aquatique sont touchées et, par exemple, la répartition mâles/femelles a changé dans certains cas, ce qui pourrait être liés à la présence de résidus médicamenteux.
[25.11.09]
www.environnement.gouv.fr