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Un an après sa création, le RSA présente un bilan en demi-teinte

Un an après sa création – le 1er juin 2009 –, le Revenu de solidarité active (RSA) fait son premier bilan : moins de bénéficiaires qu'escompté et des résultats difficiles à mesurer.

Le RSA a été créé pour remplacer le RMI avec, en plus, un volet d'aide aux travailleurs pauvres. Selon les chiffres de mars, les derniers disponibles, 1,76 million de personnes bénéficiaient du RSA dont 615 000 salariés à très faibles revenus, indique le ministère des Solidarités actives. C'est en dessous des objectifs visés.

Il semble que le dispositif soit lourd pour les potentiels bénéficiaires (dossier, pièces à fournir, justificatifs...) et que beaucoup ne connaissent toujours pas l'existence du RSA.

Autre difficulté : l'entrée dans le dispositif peut prendre jusqu'à six mois, selon les centres communaux et intercommunaux d'action sociale (CCAS/CIAS). La multiplicité des partenaires – conseils généraux, CAF, Pôle emploi, CCAS/CIAS – n'allègent pas les choses.

Enfin, l'efficacité du dispositif n'est pas mesurable : on ne sait pas aujourd'hui si les objectifs de retour à l'emploi ont une réalité quantifiable. Le président du comité d'évaluation, l'économiste François Bourguignon, estime que le RSA « permet d'alléger la pauvreté mais pas nécessairement d'en sortir ».

Le site du RSA : www.rsa.gouv.fr

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