jeudi 24 mai 2012
La Mutuelle des cheminots de Normandie fête ses vingt-cinq ans. L’anniversaire coïncide avec l’inauguration de son nouveau siège à Caen, le 13 octobre prochain. Rencontre avec son président, Francis Peschet.
Quel bilan la mutuelle dresse-t-elle de ce quart de siècle d’existence ?
Un bilan plutôt positif. Notre mutuelle a su s’adapter aux directives européennes et au nouveau Code de la mutualité : séparation entre les activités d’assurance complémentaire et de gestion des œuvres sociales, nouvelles règles de solvabilité et de gouvernance, contrôle interne que nous avons commencé à mettre en œuvre.
Dans le même temps, nous avons pu répondre à toutes les demandes de secours de nos adhérents et faire face à la prise en charge de la couverture maladie universelle (Cmu) pour laquelle l’Etat se désengage et nous taxe désormais à hauteur de 5,9 %.
Qu’est-ce qui a changé pour les adhérents ?
Nous avons adopté récemment l’individualisation des cotisations, avec la mise en place de deux nouveaux contrats. Nos prestations évoluent afin de toujours mieux répondre aux besoins de nos adhérents. En 2000, il y a eu la création d’un centre dentaire mutualiste ; en 2004, celle de l’Union mutualiste des œuvres sociales de cheminots de l’Ouest (Umosco) avec Nantes et Rennes ; ces derniers temps, le développement de la prévention, une pratique qui est vraiment entrée dans nos habitudes.
Comment voyez-vous l’avenir ?
Après quinze ans à la présidence et des résultats financiers satisfaisants, je souhaite passer le témoin. L’avenir, c’est à nos délégués de le décider, à eux de dire si nous restons une mutuelle indépendante et régionale ou si nous rejoignons une mutuelle nationale. Cela doit se faire de la façon la plus démocratique possible, à moins que nous ne soyons contraints par l’autorité de contrôle.
D’autre part, nous poursuivons notre lutte contre les transferts de la Sécurité sociale vers le régime complémentaire. Au sein de l’Union des mutuelles de cheminots, nous essayons de jouer un rôle déterminant. Notre directeur est responsable d’une commission qui travaille sur les ressources humaines et sur la définition d’un contrat de groupe. Mais il reste une insatisfaction : nous n’arrivons pas à renouveler suffisamment nos délégués, et notamment à trouver des jeunes.
[01.09.09]
Marianne Rolot
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