Navigation article

Enfants

Cancers de l'enfant : une recherche et une prise en charge spécifiques

Marilyn Perioli
©123 RF

Le 15 février est la Journée internationale du cancer de l’enfant. L'occasion de rappeler que les tumeurs pédiatriques sont relativement rares, mais que leur incidence augmente.

Les tumeurs pédiatriques sont relativement rares. Elles sont de mieux en mieux guéries avec une diminution des séquelles, mais la recherche doit être poursuivie et la prise en charge, spécifique. 

2 000 nouveaux cas de cancers par an en France

Chez les moins de 18 ans, l’incidence des tumeurs pédiatriques est estimée à environ 2 000 nouveaux cas chaque année en France : 1 700 nouveaux cas sont diagnostiqués chez les enfants et 800 chez les adolescents. Les cancers représentent la première cause de décès par maladie chez les enfants. Il s’agit de cancers du sang et des organes lymphatiques pour 40 % et de tumeurs d’autres organes pour 60 %. Les cancers chez les enfants présentent deux particularités : une croissance tumorale pouvant être très rapide et l’absence de symptômes visibles.

Une prise en charge spécifique

Les cancers de l'enfant et l'adolescent demandent une prise en charge spécifique. Les incidences sur le corps et le psychisme vont de pair à cette période de la vie. Dans beaucoup de services hospitaliers, les jeunes sont accompagnés par des éducateurs, psychologues, des enseignants... De nombreuses associations interviennent dans les services pédiatriques d’oncologie. Musique, art-thérapie, activités physiques, spectacles…

Continuer les efforts sur la recherche

Certes, aujourd'hui  80 % des cances se guérissent mais pour les 20 % restants, les traitements restent inefficaces. A l'occasion de la Journée internationale, le 15 février, les associations se mobilisent pour récolter des dons pour la recherche et l'innovation thérapeutique (thérapies ciblées, immunothérapies…).

Lancement de projets innovants à l'institut Gustave-Roussy

L'institut Gustave-Roussy propose deux projets : Mappyacts ( 1,6 million d’euros) et AcSé (1,65 million d’euros) soutenus par la Fondation Arc : Objectif : accélérer la médecine de précision chez les enfants.
Lancé en décembre 2015 Mappyacts dresse un portrait moléculaire tumoral à plus de 300 enfants ayant un cancer en échec thérapeutique en France, en Italie et en Espagne. Il s’agit de connaître les anomalies moléculaires pour mieux orienter les propositions de nouveaux médicaments dans les essais thérapeutiques précoces. Ceci permettra de proposer aussi aux enfants de nouveaux médicaments d’immunothérapie.
 
L’essai européen Acsé-Esmart a pour objectif de tester dix molécules innovantes (thérapies ciblées, immunothérapies, seules ou en association) provenant de plusieurs laboratoires pharmaceutiques au sein d’un seul et même essai. Il incluera 260 enfants en échec thérapeutique en trois ans et sera lancé au second trimestre 2016.
 

Vos réactions

Sur le même sujet

Enfants

Les enfants les plus défavorisés sont en marge des progrès mondiaux

Dans le monde les enfants pauvres ne bénéficient pas des progrès. Si rien n'est fait d'ici à 30 ans ils deviendront de plus en pauvres selon l'Unicef.

Enfants

Mort subite du nourrisson : un body pour dormir sur le dos

« Je dors sur le dos, je jouerai sur le ventre », un body pour sensibiliser les parents à la mort subite du nourrisson. L'initiative se passe à Rouen.

Enfants

Une grande enquête dans les maternelles françaises

Entre avril et juin, une nouvelle phase de l’étude Elfe se déroulera dans les classes de maternelle. Une école sur quatre est concernée.

Dans la même rubrique

Social

Spectacle : les Chatouilles, celles qui font très mal

Andréa Bescond, jeune danseuse et comédienne, met en scène la pédophilie et son enfance blessée dans un spectacle coup de poing. Une performance.

Maladies

L'asthme est la maladie chronique la plus fréquente chez l'enfant

La Journée de l'asthme, le 3 mai, est l'occasion de faire le point sur la maladie chronique la plus fréquente chez l'enfant.

Prévention

Les enfants sont trop sédentaires

La Fédération de cardiologie alerte sur la sédentarité croissante des enfants. En 40 ans, ils auraient perdu 25 % de leurs capacités respiratoires.

Nous suivre