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Août 2016

Enfants : une rentrée bon pied, bon œil

Dents, yeux, dos, sommeil... A la rentrée, il est important de ne rien négliger de la santé de vos enfants.

C’est la rentrée scolaire, le bon moment pour mettre en oeuvre les examens de prévention qui permettront à vos enfants
de passer une année en pleine forme.

Dents, yeux, dos, sommeil... il est important de ne rien négliger.

 

Les dents

Avoir de bonnes dents, c’est d’abord une question d’hygiène et de prévention. Pour cela, pas question de zapper le sacro-saint brossage matin et soir. Il doit durer au moins trois minutes avec une brosse à dents adaptée à l’âge de l’enfant. Elle doit être changée fréquemment. Le brossage se fait de haut en bas mais aussi de manière circulaire, sans oublier de masser les gencives. Montrez aussi à votre enfant comment utiliser du fil dentaire.

M’Tdents
Votre enfant a 6, 9, 12, 15 ou 18 ans ? L’assurance-maladie l’aide à préserver son capital dentaire. Un mois avant la date de chacun de ces anniversaires, vous recevrez une invitation personnalisée de l’assurancemaladie, accompagnée d’une prise en charge, pour consulter un chirurgien-dentiste. Vous avez six mois pour prendre rendez-vous avec votre praticien et bénéficier de la gratuité de cet examen bucco-dentaire (Ebd). Si des soins sont nécessaires, ils seront pris en charge à 100 % par l’assurance-maladie. Il vous suffit de prendre rendez-vous chez le chirurgiendentiste dans les neuf mois qui suivent la première consultation.

La vue

La rentrée est le bon moment pour faire contrôler la vue de vos enfants. Car une bonne vision est fondamentale pour les apprentissages. Un enfant qui voit mal peut rencontrer
des difficultés dans l’acquisition du langage, ou des problèmes scolaires (retard à l’apprentissage de la lecture, dyslexie, inattention…). C’est pourquoi il faut surveiller la vue de l’enfant dès sa naissance. Une fois l’enfant scolarisé, une visite de contrôle chez l’ophtalmologiste est recommandée chaque année, de 3 à 18 ans.

Quand faut il s’inquiéter ?
En dehors des cas de défaut visuel flagrants, par exemple un strabisme, surveillez les attitudes de votre enfant. Il se frotte souvent les yeux, se plaint de fatigue visuelle ou de maux de tête, est gêné par la lumière, s’approche trop près de la télévision, écrit la tête penchée, plisse les yeux pour voir au loin… faites-le examiner par un ophtalmo.
Les parents porteurs de corrections visuelles depuis l’enfance doivent prioritairement faire
consulter leurs enfants car les problèmes de vue (myopie, hypermétropie, strabisme,
amblyopie) sont souvent héréditaires. Pour être soignés, ces troubles nécessitent une prise en charge précoce. Car ensuite, à l’âge de 12 ans, ils se stabilisent.

Votre enfant porte déjà des lunettes
Le suivi annuel est bien sûr nécessaire. Vérifiez également avec ses enseignants qu’il porte bien ses lunettes en classe. Donnez-lui du matériel permettant de les nettoyer régulièrement.

Le dos

Croissance en à-coups, cartables trop lourds, enfants vautrés sur des chaises de cours ou devant des écrans toute la journée... Pas facile de protéger leur dos des risques de déformation. Pour avoir un dos bien musclé, votre enfant doit prendre de bonnes habitudes d’hygiène de vie : il faut éviter qu’il reste trop longtemps en position assise lorsqu’il n’est pas en cours, limiter les heures passées devant la télévision et les jeux vidéo et l’inciter à pratiquer une activité physique régulière. Etre immobile n’est pas bon pour le dos. Une prise de poids excessive non plus.

Sport : pensez au certificat médical

Le certificat médical est obligatoire pour inscrire votre enfant à une activité sportive. Et c’est
une bonne chose, car ce rendez-vous de rentrée est aussi le moment de faire le point avec votre médecin généraliste sur la croissance de votre enfant, les vaccinations et autres petits tracas.

Votre enfant est malade : quelles démarches ?

Cela nécessite une prise en charge éventuelle dans le cadre de l’école (asthme, allergie,
diabète, migraine…) et éventuellement l’administration d’un traitement médical. Vous devez alors signer un projet d’accueil individualisé (Pai). Celui-ci permet, à la demande des familles, d’autoriser la prise de médicaments au sein de l’école et de proposer les aménagements nécessaires. Le Pai peut comporter un protocole d’urgence (limité aux seuls cas où il peut exister un risque vital pour l’enfant) qui doit être validé par le médecin de l’Education nationale à partir des prescriptions du médecin qui suit l’enfant (régime alimentaire, traitement médicamenteux, auto-injectable, oral ou inhalé). Ce sont les parents qui doivent en faire la demande, à adresser au directeur d’établissement. Ce Pai sera signé par les parents, le directeur, l’enseignant ou le professeur principal, le médecin ou l’infirmière de l’Education nationale.

Des cartables toujours très lourds

Nos enfants portent sur le dos un cartable qui pèse en moyenne 8,5 kg, soit l’équivalent d’un pack de 6 bouteilles d’eau ! Pas terrible… Bien sûr, le poids du cartable n’est pas le seul responsable des problèmes de dos, mais il peut les aggraver. Le cartable doit être adapté au niveau scolaire de l’élève, à son âge et à sa morphologie. Selon l’Oms, il ne doit pas excéder 10 % du poids de l’enfant. Voilà pour la théorie. Dans les faits, et malgré la présence de casiers, d’un double jeu de livres ou de petites astuces propres à chacun (ne transporter que quelques feuilles au lieu du classeur), ce ratio est rarement respecté. Il est la plupart du temps du double.

A chaque rentrée scolaire, les Fédérations de parents d’élèves montent au créneau pour
dénoncer ce fléau, et pourtant rien ne change. Le problème de la charge excessive touche
en priorité les collégiens des classes de 6e et 5e, qui ont davantage de matières enseignées
que les élèves de primaire et qui doivent, en outre, se déplacer de salle en salle.

Que faire ?

Vérifier chaque soir avec votre enfant si tout ce qu’il met dans son cartable est indispensable. Apprenez-lui aussi la manière d’attraper son cartable, en fléchissant les jambes autant que possible. Pencher le buste en gardant les jambes tendues et en levant le sac à bout de bras est mauvais pour le dos. Contrairement aux idées reçues, le cartable à roulettes n’a rien d’idéal. Il est tout aussi lourd, et l’enfant doit se mettre en torsion pour le tirer. De plus, ce sont de vrais attrape-caca-de-chien, pas formidable en termes d’hygiène ! Demain, l’usage du cartable numérique pourrait résoudre le problème. Najat Vallaud-Belkacem, ministre de l’Education nationale, a annoncé que, à partir de la rentrée 2016, les 3,3 millions de collégiens français seront progressivement équipés d’une tablette numérique, en commençant par les classes de 5e. Ils ne sont que 2 % aujourd’hui. l

Repérer une scoliose

Deux signes indiquent la présence d’une scoliose (déviation de la colonne vertébrale). Le premier est une dissymétrie costale, que vous pourrez repérer en demandant à votre enfant de se pencher en avant, jambes droites et serrées, et mains entre les genoux. Si son dos penche d’un côté, c’est le signe d’une scoliose thoracique. Le second est la lucarne, visible lorsque l’enfant est debout, les pieds joint et les bras pendants. Si une sorte de lucarne est visible entre le corps et l’un des bras, c’est aussi le signe d’une scoliose. Il faut alors
consulter sans attendre. Dans une petite vidéo pédagogique, l’Académie nationale de médecine vous explique la marche à suivre. Retrouvez-là sur Youtube. Plus la scoliose est prise en charge tôt, plus il est possible d’éviter qu’elle ne s’aggrave.

Le sommeil

Bien dormir est fondamental pour la santé et le bien-être psychologique de l’enfant et indispensable pour la croissance et les apprentissages.

A 5 ans, un enfant doit dormir entre dix et treize heures ;
- de 6 à 13 ans, entre neuf et onze heures ;
- de 14 à 17 ans, entre huit et dix heures.

Ecrans : pas après le dîner

Les jeunes de 11 à 14 ans passent en moyenne deux heures par jour devant la télévision et cinquante minutes devant un ordinateur. Sans compter l’utilisation des smartphones et des tablettes, en hausse constante chez les ados. Une règle pour un sommeil de qualité : pas d’écran après le dîner.

Les poux

Pour les poux aussi, c’est la rentrée. Or, il n’existe pas vraiment de traitement préventif et il ne sert à rien de traiter un enfant qui n’a pas de poux. Néanmoins vous pouvez vaporiser un produit répulsif sur le cuir chevelu pour prévenir l’infestation (en vente en pharmacie).
Et pourquoi ne pas utiliser de l’essence de lavande à passer au peigne dans les cheveux ?
Les poux détestent son odeur. Ensuite, la vigilance s’impose : inspectez régulièrement la tête de vos enfants, insistez pour qu’ils se démêlent soigneusement les cheveux et expliquez à vos chères têtes blondes que s’échanger cagoules, écharpes et chouchous est vraiment une très très mauvaise idée.

Un bon p'tit déj

Les enquêtes du Credoc ont mis en évidence une forte hausse du pourcentage d’enfants sautant le petit déjeuner au moins une fois par semaine. A la suite de ces résultats, une étude a été réalisée auprès des professeurs d’école, pour savoir comment ils l’expliquaient. Selon eux, les enfants délaissent le petit déjeuner car ils manquent de sommeil ou parce qu’ils n’ont pas le temps le matin. Les conséquences de l’absence de repas du matin
peuvent êtres importantes (malaises en classe, fatigue, moindre concentration). Aussi, pensez à réveiller votre enfant un peu plus tôt afin qu’il ne fasse pas l’impasse sur son p’tit déj, véritable source d’énergie pour toute la matinée.

Recette pleine forme…
• Un bol de lait (avec ou sans chocolat en poudre) ou un yaourt.
• Un quart de baguette avec du beurre ou de la confi ture
ou 40 grammes de céréales.
• Un fruit ou un jus de fruit.

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