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L’épidémie cachée de sida, un enjeu de santé publique

Selon une étude de l'Inserm et de l'université Pierre-et-Marie-Curie à Paris, environ 30 000 personnes en France ignorent qu’elles sont séropositives. Or, selon les chercheurs, 59 % d’entre elles ont un taux de CD4 (cellules du système immunitaire constituant la cible principale du Vih) qui justifierait qu'elles soient sous traitement. Une perte de chances d'autant plus grande qu'un tiers d'entre elles ont été contaminées depuis moins d'un an.

« Ne bénéficiant pas d'un traitement antirétroviral, elles présentent un risque plus élevé de morbidité et de mortalité », souligne Virginie Supervie de l'Inserm. Ce n'est pas tout : « Nous savons que ce sont les personnes ignorant leur statut virologique qui sont à l'origine de la majorité des cas de transmission du virus à de nouvelles personnes. L'enjeu de santé publique est donc très important. »

La prévalence de cette « épidémie cachée » est plus importante chez les homosexuels que chez les hétérosexuels et chez les toxicomanes. Dans les deux tiers des cas, elle concerne des hommes.

Pour l'Agence nationale de recherches sur les sida et les hépatites virales (Anrs), il faut favoriser le dépistage par tous les moyens possibles. L'avis favorable donné récemment par le ministère de la Santé pour la commercialisation d'autotests en est un. Réalisable chez soi à partir d'un échantillon de salive, ils délivrent un résultat en 20 à 30 minutes. Un accompagnement des personnes qui pourraient découvrir ainsi leur séropositivité est nécessaire a, néanmoins, souligné le Comité consultatif national d'éthique.

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