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Retraite

« Femmes, battons-nous pour nos retraites », une campagne d’« Osez le féminisme ! »

A l'initiative de l'association « Osez le féminisme ! » une quarantaine de personnalités, syndicalistes, militantes féministes, universitaires, artistes... signent un appel pour peser sur les débats en cours afin que la réforme des retraites ne se fassent pas au détriment des femmes, déjà fortement touchées par les inégalités en la matière.

La campagne, intitulée « Femmes ne battons pas en retraite, battons-nous pour nos retraites » part du constat qu'une femme à la retraite sur trois perçoit moins de 700 euros par mois, c'est à dire une somme bien inférieure au seuil de pauvreté qui se situe à 964 euros, et qu'actuellement, deux retraités pauvres sur trois sont de sexe féminin.

En cause ? « Les inégalités professionnelles se démultiplient au moment des retraites », explique Anne-Cécile Mailfert, porte-parole d'Osez le féminisme. En moyenne, les femmes perçoivent un salaire inférieur de 27% à celui des hommes, une différence qui se répercute in fine dans le montant de leurs pensions. De plus, elles sont plus nombreuses à voir leurs carrières interrompues, notamment pour s'occuper de leurs enfants ou de leurs parents en perte d'autonomie, ce qui réduit d'autant le nombre de trimestres travaillés et retarde leur départ à la retraite. Enfin, 85% des salariées à temps partiel sont des femmes. Une « double peine » qui peut amputer jusqu'à un quart de leur retraite.

On l'aura compris : l'objectif de l'appel est de « Mettre la problématique de la précarité des femmes au cœur du débat des retraites », affirme Anne Cécile Mailfert. Un débat, en effet, largement absent du rapport Moreau remis le 14 juin.

Le collectif souhaite agir sur deux leviers. D'une part, « la compensation des inégalités professionnelles au moment de la retraite », notamment, la surcotisation des salaires à temps partiel sur la base d'un salaire à temps plein qui serait prise en charge par les entreprises, la suppression de la décote de -1,5% par trimestres non travaillés quand on veut partir en retraite avant d'avoir le nombre de trimestres requis, la prise en compte de formation et d'insertion dans la durée d'assurance validée. D'autre part, « construire une égalité réelle » pour l'avenir. L'égalité professionnelle hommes-femmes permettrait d'économiser 5 milliards tout de suite et 10 milliards à terme d'après la Caisse nationale d'assurance vieillesse.

Pour signer l'appel : http://retraites-femmes.fr/

appel retraite femme

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