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Les costumes mis en scène

Ouvert en 2006, à Moulins, dans l’Allier, le Centre national du costume de scène est le premier musée de ce type au monde.

Marilyn Perioli

Robes à crinoline, vestes à brandebourgs, pourpoints ou tutus… que deviennent les costumes de scène une fois les lumières éteintes ? « Nous les accueillons au musée, les restaurons et leur donnons le statut d’œuvre d’art, car ils témoignent de la créativité des costumiers qui les ont conçus, des artisans qui les ont réalisés et des artistes qui les ont portés », explique Delphine Pinasa, la directrice du Centre national du costume de scène (Cncs).

Après plusieurs traitements préventifs et curatifs, dorlotés, chouchoutés par les doigts de fée du personnel du musée, conservés dans des réserves, à l’abri de la lumière, de la poussière et dans une température constante de 18 0C, les costu­mes goûtent une retraite bien méritée. Certains sortent de leur armoire pour un retour éphémère sous les projecteurs, le temps d’une exposition. On confectionne alors, pour chacun d’entre eux, dans un matériau neutre, qui ne risque pas de l’altérer, un mannequin aux mesures de l’artiste qui l’a porté. C’est ce que l’on appelle le « mannequinage ». Du 8 février au 18 mai, le visiteur peut admirer « Secrets de costumes, florilèges des plus belles expositions », qui rassemble les pièces les plus emblématiques choisies parmi les expositions déjà créées au centre. Elles sont présentées dans des vitrines, et révèlent leur vie secrète depuis leur conception jusqu’à leur arrivée dans les réserves du Cncs, en passant, bien sûr, par leur heure de gloire sur les plus grandes scènes françaises.

La robe de Maria Callas, inoubliable Norma en 1964…

Installé dans une ancienne caserne de cavalerie du xviiie siècle, classée monument historique, quartier Villars, route de Montilly, à Moulins, ce musée, le premier voué au patrimoine matériel du spectacle, abrite plus de 10 000 costumes qui proviennent essentiellement de la Bibliothèque nationale de France, de la Comédie-Française et de l’Opéra national de Paris. Certains ont été donnés par leurs créateurs (les couturiers Frank Sorbier ou Christian La­croix), d’autres par les compagnies, les artistes eux-mêmes ou leurs familles.

Le musée recèle des merveilles, comme les tenues portées par Maria Callas dans Norma en 1964, l’armure de Jean Marais, impérial Néron dans Britannicus en 1952, les tutus créés par Christian Lacroix pour les Anges ternis, une chorégraphie de Karole Armitage, en 1987, les costumes imaginés par Philippe Guillotel pour la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques d’Albertville en 1992, alors magnifiée par la mise en scène de Philippe Decouflé. « Ces costumes constituent un patrimoine vivant exceptionnel, insiste Delphine Pinasa. Les plus anciens datent de la seconde moitié du xixe siècle et les plus récents du début des années 2000. Nous avons des pièces dessinées par Picasso ou Chagall, certaines ont été portées par les plus grands du théâtre, de la danse ou de l’opéra. »
Le musée s’adresse à tous les publics et peut être l’occasion d’une sortie en famille. Les enfants y sont accueillis dans les ateliers qui leur sont destinés : « J’ai fabriqué une ceinture à paillettes et mon frère un chapeau à plumes. On les rapportera à la maison, explique Charline, venue de la région parisienne. Après j’irai au restaurant du musée avec mes parents, manger un feuilleté de pommes de terre, la spécialité de la région. » Petit détail : le café-restaurant du musée a été décoré par... Christian Lacroix.

Renseignements pratiques sur le site Internet du musée : www.cncs.fr

 

Espace Rudolf-Noureev, un écrin pour une étoile…

Depuis octobre 2013, le Cncs accueille un espace permanent dédié à Rudolf Noureev, mort du sida en 1993, à cinquante-quatre ans. L’exposition retrace la carrière exceptionnelle du plus grand danseur de la seconde moitié du xxe siècle. Dans une ambiance intime et sous une lumière bleutée un peu irréelle, on peut y admirer des films, des photos personnelles de sa jeunesse, ses costumes de scène et une reconstitution de l’intérieur de son appartement parisien, quai Voltaire, qui abritait sa collection d’œuvres d’art. « Cette exposition est appelée à évoluer, d’autres documents seront apportés par les proches de Noureev », confie la directrice du Cncs.
Dans son testament, le danseur étoile avait formulé le vœu suivant : « Je souhaite voir mon nom perpétué sous la forme d’un musée ou d’une galerie d’exposition commémorant mon style de vie et ma carrière... » Vœu exaucé dans ce lieu féerique.

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