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Consultations gratuites pour les jeunes en souffrance

Les jeunes de 11 à 21 ans qui souffrent de troubles psychiques pourront bénéficier de consultations gratuites auprès de psychologues. Une expérimentation est en cours dans plusieurs départements.

Marilyn Perioli
©123 RF

La loi de financement de la Sécurité sociale l'a prévu, un décret paru dimanche l'a rendu officiel : des consultations gratuites seront ouvertes pour les jeunes de 11 à 21 ans qui souffrent de troubles psychiques. D'après les chiffres du ministre de la Santé, un jeune sur huit serait en souffrance (mal-être, anxiété, troubles du sommeil, boulimie, anorexie...). Le but est de diminuer les risques dépressifs, les troubles obsessionnels compulsifs (Toc)...

Comment ça marche ?

Où ? Pour l'instant, ce n'est qu'une expérimentation qui durera quatre ans et qui a lieu dans plusieurs villes et départements : en Ile-de-France, dans deux communes des Yvelines, et quatre du Val-d’Oise et dans les départements de Loire-Atlantique, du Maine-et-Loire, de la Meuse, des Vosges, des Ardennes et du Haut-Rhin précise l'arrêté.

Qui prescrit ? Les médecins traitants, pédiatres et médecins scolaires pourront prescrire des consultations de psychologues libéraux, remboursées par la Sécu, dans la limite d’un forfait de douze séances.

Après, les parents ou les jeunes pourront s'adresser à des psychologues libéraux qui auront adhéré à la charte de l’expérimentation prévue pour durer quatre ans. Ces derniers proposeront des psychothérapies pour mieux gérer ses émotions, ainsi que des psychothérapies cognitives et comportementales référencées pour gérer les troubles anxieux. Ce dispositif est coordonné par les maisons des adolescents au niveau local, qui vont former les psychologues concernés. Plus de 2000 enfants et adolescents devraient être suivis.

Le professionnel pourra également si nécessaire, orienter le jeune vers un psychiatre.

L’adolescent ou les titulaires de l’autorité parentale dans le cas d’un enfant, concernés doivent donner « leur consentement éclairé et exprès » prévient le décret. Le jeune patient pourra également demander à changer de psychologue si ce dernier ne lui convient pas.

Les consultations seront intégralement remboursées par la Sécurité sociale dans la limite d’un forfait de 12 séances.

Mais attention, « Les jeunes présentant des troubles psychiatriques ou des signes de crise suicidaire sont exclus de l’expérimentation et orientés vers les soins spécialisés », précise le décret.

 

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